lundi 9 décembre 2013

Baby, it's cold outside!

Je vis dans un congélateur. C'est pas une blague. Voilà une semaine qu'on flirte avec les -40°C, faisant de l'Alberta la région la plus froide de toute la planète. La Sibérie vu d'ici c'est super sexy. Inutile de vous dire que je suis terrée à l'intérieur et pour ne pas me sentir comme une lionne en cage... thérapie broderie ! 53 300 perles enfilées par trois ça vous fait 17 766 points à peu près... la suite au prochain épisode...

jeudi 26 septembre 2013

Métissage Vitaminé

Parenthèse bricolo entre deux coups d'aiguille ! Cela m'aura pris un an avant de compléter le ravalage de façade de ces deux chaises canadiennes dites en "crosse de fusil" (gunstock en anglais). Faute à mes finasseries et atermoiements qui sont devenus, comme qui dirait, ma marque de fabrique ! Datant de la fin du dix-neuvième siècle/début du vingtième siècle, les chaises en question ont été récupérées en bien piteux état chez un antiquaire. Un bon coup de ponçage pour éliminer la gangue de vernis écaillé qui poissait leur surface, quelques retouches structurelles pour les remettre d'aplomb et des bains vivifiants de laque brillante en Breakfast Room Green et Babouche de chez Farrow&Ball leur ont donné une nouvelle jeunesse. Les assises ont été reconstituées et recouvertes d'un jacquard de coton rayé de la collection Kenzo Maison. Un mariage heureux entre éléments hétéroclites des deux côtés de l'Atlantique !








dimanche 1 septembre 2013

Galliano without the PR Drama



Après ses frasques récentes dont le comble fut la vidéo des invectives anti-sémites en état d'ébriété à la terasse d'un café parisien qui lui valut son licenciement de la maison Dior, 6 000 euros d'amendes et une cure de désintoxication, John Galliano nous revient deux ans plus tard, s'il faut croire l'interview accordé au magazine Vanity Fair, sobre et rasséréné. Ce sombre épisode dans la carrière du styliste anglais m'a toujours paru étrange, voire dépassait l'entendement. Je me rappelle être restée estomaqué devant tant d'insanités. Un fils d'immigrants espagnols, ayant souffert toute sa jeunesse de son homosexualité et de sa sensibilité à fleur de peau, ayant grandi dans un quartier du sud de Londres où toutes les ethnies étaient rassemblées et dont l'âme soeur, rencontrée lorsqu'il était au Central Saint Martin's School of Art and Design, était d'origine juive, ce camelot flamboyant qui n'a pas hésité à faire monter sur les podiums, tel Jean-Paul Gaultier, des mannequins défiant les prescriptions normatives de la mode contemporaine, crachait aujourd'hui un flot d'aberrations enfiellées aussi abérrantes qu'incompréhensibles. On ne saura peut-être jamais ce qui a poussé Galliano à bout. Le styliste lui-même, plein de remords, s'en explique difficilement. Ce qui est certain c'est que pendant deux ans, celui-ci a tenté par tous les moyens de réparer sa faute, rencontrant des leaders de la communauté juive, fréquentant des synagogues et se documentant sur l'histoire juive et sur l'Holocauste en lisant le journal de Primo Levi notamment. 

Jonathan Newhouse, PDG de Condé Nast et relation professionelle de Galliano, l'a beaucoup soutenu lors de sa traversée du désert : "Commençons avec le fait que l'homme qu'on voit dans cette vidéo souffre d'une dépendance aigue, d'une maladie reconnue comme telle par l'association médicale américaine et qui altère les fonctions cognitives. Pendant deux ans, John a eu le courage d'entamer sa guérison et de se confronter honnêtement aux problèmes moraux qui firent surface lorsqu'il était sous l'emprise de sa maladie. Il a déjà fait le plus difficile, il est allé aux réunions, il a lu les livres, il a rencontré des leaders juifs. Il a été infatigable dans sa quête de faire amende honorable. Dans les affres de la maladie et du désespoir, au trente-sixième dessous, il a eu recours à une raillerie raciste de cour d'école. Doit-il continuer à payer le prix fort de cette erreur pendant le restant de ses jours ? J'ai demandé au rabbin en chef de la Grande-Bretagne ce que je devais faire de John. Il m'a répondu que si quelqu'un commet un méfait et souhaite sincèrement se racheter, il est de notre devoir de lui faire bon accueil. Mon objectif n'est pas son comportement moral mais le mien. Une personne pour laquelle je me soucie était perdue, malade et en difficuté. Quel genre d'ami serais-je si je lui tournais le dos ?"

On pardonnera ou non à Galliano cet écart qui entâchera à jamais son nom. S'il est vrai qu'on se doit de combattre toute forme de racisme et d'intolérance, ne soyons pas dupes non plus de notre zèle. Galliano n'a pas l'étoffe d'un anti-sémite convaincu et endurci. Il dit aujourd'hui comprendre le suicide d'Alexander McQueen, son ancien rival et successeur chez Givenchy. Des esprits créatifs qu'on trait à longueur d'année, la solitude du perfectionniste, la béquille pharmaceutique et éthylique pour tenter de tout surmonter... ce n'est pas une vie. Il est étonnant de constater à quel point les carrières de ces deux hommes se frôlent dans leurs similarités. Ironie cruelle, l'un a terminé "six pieds sous terre" et l'autre "à l'asile".

Galliano restera malgré tout un virtuose de la couture. Ses vêtements ne naissent pas du néant, ils possèdent une intrigue historique, une trame narrative. Son amie et collaboratrice de longue date, Amanda Harlech, parle d'un "récit tissé dans l'étoffe elle-même". Le styliste crée avec l'image d'une femme bien spécifique en tête - un personnage tiré de l'histoire culturelle ou de l'Histoire avec un H majuscule, de tableaux ou tout bonnement de son inépuisable imagination. Les mannequins sont dans l'obligation d'incarner un rôle, de donner vie, le temps d'un tour de piste à la robe et à l'héroïne qui l'a inspiré. Ça marche ou ça foire... voir la collection hiver 2000 baptisée "clocharde".

Galliano joue avec la coupe et l'assemblage du vêtement - expérimentations débutées lorsqu'il était à Central Saint Martins et travaillait à temps partiel en tant qu'habilleur au National Theatre de Londres. Il maîtrise rapidement la coupe en biais qui devient sa marque de fabrique. Coupées dans des crêpes de satin en soie, ses robes adhèrent aux corps de ses porteuses et moulent les formes.

Cette robe, réalisée dans un lourd crêpe de satin en soie noir signé Balenciaga et doublé d'un crêpe de Chine de soie noir Balenciaga lui aussi, arbore des petites manches ballon, des plis fait main au niveau de la poitrine, une incrustation en tulle de soie noire ancienne au corsage et une coupe trapèze en biais qui épouse le corps. Le patron n°1978, publié par Vogue en 1997 est issu de la collection Galliano pour Givenchy Couture automne/hiver 1996. Galliano ne produira que quatre collections pour la maison Givenchy avant de partir chez Dior. Ces patrons sont donc et à juste titre, très prisés. La robe taille empire et longueur ras du sol, rappelle l'une des "Trois Grâces" du  Directoire, ces "reines" habillées "à la grecque" - l'impératrice Joséphine, Madame Tallien ou Juliette Récamier réclinant dans une pose alanguie sur une chaise étrusque.


L'assemblage de la robe, du moins, l'assemblage du corsage, suit une méthode de montage de la fin du 18e siècle. Les différentes pièces de la robe sont montées et la doublure dont les bords sont préalablement terminés vient ensuite s'encastrer à l'intérieur de celle-ci avec des points invisibles faits à la main. Aucune tension ne vient s'exercer sur les coutures de la doublure car celle-ci ne fait qu'étreindre et soutenir les formes des différentes parties du corsage.




L'histoire de la mode et du vêtement tient une place importante dans la création de Galliano et les femmes élégantes du passé à caractère bien trempé figurent au premier plan de son oeuvre. Mais n'étant pas l'esclave d'un concept unique, Galliano réussit à marier avec un brio tout à fait post-moderne des traits, des cultures, des époques, des idées et une iconographie variés qui parlent à un public contemporain. Renouant avec la tradition de la haute couture du début du vingtième siècle, c'est-à-dire rare, précieuse, éblouissante et faisant fi des exigences de commercialisation et de fonctionnalisme dictées par le marché, les créations de Galliano semblent être en décalage avec le commerce de la mode, impraticables en ce bas monde du survêt' et du rendement. Nul autre que lui ne sait interpréter la splendeur d'époques révolues, répercutant, par son goût exacerbé de la théâtralité tout l'enthousiasme et la folie des couturiers d'antan.

Son mea culpa fait, on peut souhaiter que le couturier regagne vite le chemin des ateliers, et que malgré son statut un peu paria, il puisse toujours nous faire rêver avec sa mode de contes de fées. N'en déplaise à ces éditrices sainte-nitouches qui ne voient chez lui que des "moments de mode à ne plus savoir où se mettre et où les professionnels préféreraient se cacher sous leurs chaises plaquées or en espérant que ces vêtements gênants - dont le thème semblait être Jane Austen va à Marrakech - disparaissent tout à fait." (New York Times, 14 octobre 1996)

Et parce que j'aime les suites et les histoires qui finissent bien... une prochaine version en tulle ou en mousseline de soie entièrement brodée main suivra... pharaonique entreprise !

















lundi 26 août 2013

Vouvray ! Fraisier ! C'est toujours l'été !

A consommer sans modération avec du Vouvray pétillant en profitant des derniers jours de l'été !


Bavarois aux fraises
pour 6 à 8 personnes

Pour le biscuit...
  • 4 oeufs
  • 150 g de sucre
  • 100 g de farine
  • 1/2 gousse de vanille, fendue et grattée
  • 1 pincée de sel
Pour le sirop...
  • 4 c. à s. de sirop de fraise-mara des bois (voir boutique La Fraiseraie)
Pour la crème anglaise...
  • 8 cL de lait
  • 10 cL de crème fraîche liquide
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 45 g de sucre
  • 1/2 gousse de vanille, fendue et grattée
  • 2 feuilles de gélatine
Pour la crème bavaroise...
  • les 250 g de crème anglaise
  • 250 g de crème fraîche liquide
  • 40 cL de purée de fraises, filtrée et débarassée de ses akènes (faite à partir de 600 g de fraises fraîches à peu près)
  • 3 feuilles de gélatine
  • le jus d'un demi citron
Pour le miroir aux fraises...
  • 500 g de fraises
  • 2 c. à s. de sirop de sucre (40 g de sucre semoule + 1 grosse c. à s. d'eau)
  • 3 feuilles de gélatine 
Pour la décoration...
  • fraises
  • framboises
  • feuilles de menthe
  • gelée de groseille


Pour préparer le biscuit, séparer les blancs d'oeufs des jaunes. Battre les blancs en neige ferme. Faire blanchir les jaunes avec le sucre. Ajouter les graines de vanille, le sel, la farine et les blancs battus en neige. Mélanger délicatement en soulevant. Poser un cercle de pâtisserie de 22 cm de diamètre et de 10 cm de hauteur sur une plaque de pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Verser la moitié de la pâte à biscuit dans le cercle. Etaler à la spatule. Enfourner pendant 8 minutes à 200°C. Démouler dès la sortie du four. Faire cuire le deuxième biscuit de la même façon. Aplatir les biscuits légèrement au rouleau à pâtisserie. Laisser refroidir complètement.

Pour la crème anglaise, faire tremper les deux feuilles de gélatine dans de l'eau froide. Faire blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre et ajouter la crème, le lait et les graines de vanille. Verser le tout dans une petite casserole et faire cuire à feu moyen pendant quelques minutes jusqu'à ce que le mélange s'épaississe légèrement et atteigne 83°C. Verser le mélange dans un bol posé sur un lit de glaçons. Ajouter la gélatine essorée et remuer vigoureusement jusqu'à ce que le mélange refroidisse légèrement.


Pour la crème bavaroise, fouetter la crème fraîche liquide jusqu'à consistance Chantilly. Réserver au réfrigérateur. Faire tremper les trois feuilles de gélatine dans de l'eau froide. Dans une petite casserole faire chauffer la purée de fraises à feu doux. Ajouter le jus de citron et la gélatine essorée. Mélanger et laisser refroidir à t° ambiante. Mélanger la crème anglaise à la crème fouettée. Ajouter ensuite la purée de fraises à la gélatine. Mélanger.

Chemiser le cercle de pâtisserie avec du film alimentaire. Poser le cercle sur une plaque de pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Poser le premier biscuit au fond du cercle et imbiber de 2 c. à s. de sirop de fraise. Verser la moitié de la crème bavaroise sur le biscuit imbibé. Egaliser la surface à la spatule et entreposer pendant 30 minutes au réfrigérateur. Déposer le deuxième biscuit sur la couche de crème en aplatissant délicatement. Imbiber du reste du sirop de fraise. Verser le reste de crème bavaroise sur le deuxième biscuit. Egaliser la surface à la spatule. Entreposer pendant 2 heures au moins au réfrigérateur.


Pour préparer le miroir aux fraises, réduire les fraises en purée. Filtrer dans un tamis fin et se débarasser des akènes. Faire tremper les trois feuilles de gélatine dans de l'eau froide. Pour le sirop, faire chauffer le sucre et l'eau dans une petite casserole jusqu'à ce que le sucre se soit complètement dissous et que le sirop atteigne les 120°C. Passer un pinceau trempé dans de l'eau le long des parois de la casserole de temps en temps. Ajouter le sirop à la purée de fraises. Faire chauffer la purée sucrée dans une petite casserole à feu doux. Ajouter la gélatine essorée. Mélanger. Laisser refroidir 15 minutes. Verser le miroir sur le bavarois. Laisser prendre 1 heure au moins au réfrigérateur. Enlever le papier sulfurisé, poser le gâteau sur un plat et enlever le cercle au moment du service. Décorer le bavarois avec les fraises et les framboises trempées dans la gelée de groseille et de quelques feuilles de menthe. 

samedi 17 août 2013

The State of Claude Montana



Des épaulettes ! Malheureusement, c'est tout ce que retient l'opinion populaire lorsqu'elle se remémore le couturier qui fut l'un des grands noms de la mode des années 80. Trente ans plus tard, loin de l'époque Palace, du succès fulgurant et des deux Dés d'Or remportés coup sur coup lorsqu'il était à la barre de la maison Lanvin, il vit en reclus et ne suit guère l'actualité de la mode. 


La vie n'a pas été très tendre avec lui. Avant de prendre en main la barque Lanvin, Montana refuse de rentrer chez Dior qui lui propose de chapeauter  son activité haute couture et prêt à porter. L'aventure Lanvin prend fin brusquement lorsque la maison est noyée dans les difficultés financières. Le couturier tente de se raccrocher à ses propres activités mais le vent a changé. Son style emblématique taillé dans de riches matières cède la place à une silhouette plus décontractée, anti-mode, marquée par les mouvances socio-politiques des années 90. Les emplacements de ses boutiques rue des Petits-Champs et avenue Marceau s'avèrent être peu porteurs et ferment leurs portes rapidement. Le parfum qu'il lance ne décolle pas bien et après avoir souffert plusieurs revers financiers, le couturier se voit contraint de céder sa marque. Depuis 2008, date à laquelle le contrat qui le liait à ses repreneurs prend fin, Montana avoue ne plus avoir de "projet concret". Le flou donc pour cet Icare de la mode. 


Aux choix stratégiques foireux se jalonnent les drames personnels. Wallis Franken, mannequin new-yorkaise, sa muse de longue date et sa femme de trois ans se suicide en 1996 en se jetant par la fenêtre de son appartement parisien dans des circonstances troubles. Leur relation était tumultueuse, violente même et Montana sombre, perd pied, replonge dans les excès et les mauvaises habitudes prises au Palace fin 70.

Retiré du monde de la mode, timide et taiseux, il jouit néanmoins d'un petit retour sur scène - sorti en 2010, un livre co-écrit avec la journaliste Marielle Cro où il livre ses mémoires, une exposition hommage organisée par l'antiquaire de mode et indéfectible admirateur, Didier Ludot, sous les arcades du Palais Royal, un référencement contemporain à travers le travail de jeunes créateurs de la trempe de Nicolas Ghesquière, d'Alexander McQueen, de Marc Jacobs, de Zac Posen et d'Alexander Wang. Ce référencement, Montana en sourit gentiment, "A mon époque, plus les vêtements étaient créatifs et dingues, mieux c'était. Aujourd'hui, les choses se sont complètement inversées, non ? (Les Inrocks, 17 novembre 2010)

Claude Montana fait exploser les codes de la femme droit sortie de la pulpeuse ère Disco. Sa femme, il la veut insoumise, indépendante, moderne. Néanmoins, Montana est souvent calomnié par certains groupes féministes des eighties qui voient une réification rétrograde dans ce retour à la taille de guêpe, aux talons aiguilles et au glamour outrancier. Fini les sabliers nostalgiques, la femme Montana a une silhouette en X - les épaules larges, la taille étranglée, les hanches accentuées. Montana rejette l'utilisation du corset, ayant compris que la femme moderne qui souhaite mettre en valeur un profil idéalisé ne le fera pas au prix de l'inconfort. Ses défilés sont d'une orchestration précise, la théâtralité et la noirceur du spectacle indisposent même les rédactrices de mode rompues à l'exercice. On lui prête de sombres intentions qu'il n'a point. Claude Montana travaille le luxe - le cuir, la soie, le cachemire dans l'uni et avec une exigence de perfectionniste. Il taille dans le superflu pour dégager des lignes nettes et rigoureuses. A une époque où le corps esthétisé prend toute sa place, il préconise un vêtement qui exige au corps qui le porte, maintien de la forme physique, discipline et maîtrise de soi. Il résume à lui seul, une époque. Il lui faut une dureté raffinée, un parfait mélange entre les archétypes traditionnels du masculin et du féminin, juxtaposant à la fois la sophistication et la force.


Pendant les années 80 et 90, la boîte de patrons Vogue publie plusieurs modèles Montana dans leurs gammes "Individualist" et "Vogue Paris Original". Rare, j'ai pu trouver le modèle 1888, datant de 1996, sur Etsy où il fait parfois des apparitions intempestives. La robe cocktail embrasse les courbes et sabre une silhouette en X. De magnifiques découpes dorsales accrochent l'œil et pimentent une robe autrement assez sobre. La toile, vous l'avez déjà vu ici. La version définitive, noir jais, a été faite dans une faille de soie légère, renforcée avec une toile de tailleur en laine et en poil de chèvre et doublée en satin de soie, le tout surpiqué à la main de cordonnet de soie. J'ai voulu et j’espère être restée fidèle à l'esprit et à l'esthétique couture de Claude Montana.







jeudi 1 août 2013

Viennoiserie Redux

Point de panique ! Je n'abandonne pas la couture. J'ai plusieurs robes qui attendent en coulisse. Alors, en attendant que je réfléchisse à la meilleure façon de les photographier... pause gourmande !

Comme disait le poète jésuite, ce sera un pain que seul mes sueurs auront détrempé, mais oh-combien sapide ! Le jeu en vaut la chandelle !

Pains aux raisins

Pour le levain...
  • 15 g de levure boulangère
  • 6 cL de lait
  • 60 g de farine
Pour la pâte...
  • 150 g de beurre
  • 500 g de farine
  • 30 g de sucre semoule
  • 3 oeufs
  • 6 pincées de sel fin
  • 3 cL de lait
  • 100 g de raisins de Corinthe
Pour la crème pâtissière...
  • 8 g de fécule de maïs
  • 1/2 gousse de vanille
  • 16 g de sucre semoule
  • 7 cL de lait
  • 1 jaune d'oeuf
  • 7 g de beurre
Pour la déco et le glaçage...
  • 1 oeuf
  • 60 g de sucre glace
  • 3 cL de rhum agricole

Préparer le levain : Délayer la levure boulangère avec le lait et la moitié de la farine et bien mélanger. Poudrer avec le reste de farine et laisser lever 30 minutes dans un endroit tiède.

Mettre les raisins à gonfler dans un bol d'eau tiède.

Lorsque le levain est prêt, faire ramollit le beurre. Tamiser la farine dans une terrine, ajouter le levain puis le sucre, les oeufs et le sel. Pétrir pendant 5 minutes en frappant la pâte sur la table pour la rendre élastique.

Au mixeur ou à la main, ajouter le lait et bien mélanger. Incorporer ensuite le beurre ramolli à la pâte puis les raisins égouttés. Pétrir jusqu'à lisse et homogène. Laisser reposer 1 heure dans un endroit tiède.


Préparer la crème pâtissière: dans une petite casserole mettre l'écorce et les graines de vanille dans une casserole avec la fécule de maïs et la moitié du sucre. Verser le lait en tournant au fouet et porter doucement à ébullition. Retirer du feu. Dans un bol, battre ensemble le jaune d'oeuf avec le reste du sucre et battre 3 minutes. Arroser avec un filet du mélange lait/vanille en fouettant. Remettre le tout dans la casserole et faire chauffer doucement en fouettant. Retirer du feu dès ébullition. Plonger la casserole dans un bain glacé et lorsque la crème aura tiédi (50°C), incorporer le beurre en fouettant. Enlever et jeter l'écorce de gousse de vanille. Réserver.


Diviser la pâte en 12 morceaux. Rouler chaque morceau en fin boudin. Aplatir légèrement. Etaler une fine couche de crème pâtissière sur chaque boudin aplati. Enrouler en spirale. Laisser lever 30 minutes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

Préchauffer le four à 210°C. Dorer les pains à l'oeuf. Faire cuire pendant 20 minutes. Laisser refroidir. 

Préparer le glaçage: faire tiédir le rhum et mélanger avec le sucre glace. Lorsque les pains sont froids, les badigeonner à l'aide d'un pinceau.