samedi 13 juin 2015

Jour 122...

Le perfecto pas comme les autres, plus bijou que motard, commencé il y a plus de trois mois, est enfin terminé ! Soit un travail qui s'est étalé sur quelques 122 jours. Ce n'est pas trop tôt... je prends l'avion pour Paris dans quelques heures ! Avec plusieurs projets dans la besace, bien évidemment ! Je vous laisse en photos... 





















Jersey de coton bio américain Alabama Chanin coloris Midnight, fermetures éclairs suisses Riri, paillettes et perles Miyuki plaquées argent, fil artisanat et boutons Coats & Clark et coton mouliné DMC.

vendredi 12 juin 2015

Uppercase #26

Oyé ! oyé ! Bibi vous parle dentelle bretonne dans les pages du numéro #26 été 2015 du magazine UPPERCASE (pp. 97-98) !!! Philatélie, dentelle, perforations et artisanat fait de trous et d'amour... ce numéro m'est particulièrement cher et sortira sous peu. En attendant, voici en avant première, un aperçu du magazine en basse résolution. Et pendant qu'on y est, pour ceux qui le souhaite, le code promo "cannotwaitforU26" vous donne droit à une réduction de $15 sur un abonnement ou renouvellement annuel (la livraison est internationale). Cette publication, d'une qualité exceptionnelle est faite entièrement à Calgary et a été récemment décrite par le prix du magazine canadien comme ressemblant "à Wes Anderson mais avec moins d'admirateurs" ! Si vous aimez le design intelligent et léché, les beaux articles, le joli papier, tous les formats possibles et imaginables que peuvent revêtire le procéssus créatif et les objets qui valent la peine d'exister, ce magazine est donc pour vous !

Say what?! Yours truly is talking about Breton lace in the pages of UPPERCASE's upcoming #26 Summer 2015 issue (p.97-98)!!! Philately, lace, perforations and crafts made with holes and love... this issue is most def close to the heart! Issue #26 comes out in only a few short weeks. In the meantime, here's a link to a low res preview of the magazine. And whilst we're at it... code "cannotwaitforU26" gets you $15 off a yearly subscription or renewal (ships worldwide) to this stellar publication made right here in Calgary... or as Canada's National Magazine Awards described it: "like Wes Anderson, but with fewer fans"! If you're a lover of good design, great stories, pretty paper, the creative process under all possible formats and worthwhile objects, I strongly encourage you to check this mag out!


samedi 6 juin 2015

Vacances !



Rastaquouère est en villégiature ! Retour prévu en hiver. 
Le cas échéant, n’hésitez pas à envoyer toute question par messagerie. 
Bonnes vacances !

Rastaquouère is taking a well deserved break and will re-open in the Winter. 
Should you have any questions in the interim, please don’t hesitate to send a message. 
Have a lovely summer!

mardi 5 mai 2015

Une pelote à califourchon sur les usages


Une pelote à épingles mais pas que... C'est devenu l'accessoire fétiche de mon plan de travail car il abrite aisément tout le matériel nécessaire pour les projets en devenir et en attente. Sa fabrication est tirée du premier livre de Natalie Chanin, "Alabama Stitch Book", publié en 2008 (pp. 138-143). Je vous fait le résumé en gros...


Il vous faudra découper, dans la longueur, 2 rectangles de 32 x 15 cm dans du jersey de coton épais (ici, poids de 270 g par mètre linéaire) d'une couleur et 2 autres rectangles de la même taille dans une autre couleur. Il vous faudra aussi découper 1 rectangle de 15 x 11,5 cm dans votre première couleur et 1 autre rectangle de la même taille dans votre deuxième couleur.

Déterminer la couleur du tissu supérieur et celle du tissu inférieur et superposer les rectangles de même taille en conséquence, deux par deux, l'envers du tissu supérieur contre l'endroit du tissu inférieur et épingler. Vous aurez ainsi deux grands rectangles et un petit rectangle à double couche. Transférer le motif de votre choix sur les trois faces supérieures des rectangles. Broder le contour de votre motif au point avant (au fil épais Coats & Clark Button Craft Thread) ou au point arrière (4 brins de fil à broder en coton). Avec de petits ciseaux, inciser le tissu supérieur en laissant le tissu inférieur intact et découper délicatement l'intérieur de chaque forme du motif brodé en laissant une bordure de 0,5 cm à peu près. C'est l'appliqué inversé.


Poser et épingler les deux grands rectangles envers contre envers. Coudre ensemble les deux bords longs  au point avant. Pratiquer une couture au point avant à 15 cm des deux bords courts.


Afin d'éviter que le riz qui sert à alourdir la pelote ne se fasse la malle, j'ai préféré coudre deux coussinets en toile de coton au tissage serré (4 rectangles de 6 x 15,5 cm cousus deux par deux avec une marge de 1 cm à la machine sur leurs deux côtés longs et sur un côté court, le deuxième côté court sera à refermer à la main par points invisibles une fois que les coussinets auront été remplis de riz).



Les coussinets de riz sont enfoncés jusqu'à la couture se trouvant à 15 cm des bords courts entre les deux couches des grands rectangles de tissu qui ont été cousus ensemble sur leurs longueurs. Une autre couture est pratiquée, cette fois à 11 cm à peu près des bords courts pour enfermer les coussinets de riz. Les bords courts du rectangle sont rabattus vers le centre, le long de cette deuxième couture et les bords sont cousus au point avant pour former les deux poches de la pelote.

Le petit rectangle de tissu est cousu en tube au point arrière et est posé au centre du grand rectangle à poches. Une extrémité courte du tube est fixée au point arrière sur le grand rectangle. Le tube est rempli de bourre de coton et sa deuxième extrémité courte est fixé sur le grand rectangle au point arrière.


Poser votre pelote à califourchon sur les dossiers de chaise et sur les accoudoirs.



Un petit mot, un poème ou une citation glissé au fond d'une poche pour se rappeler le pourquoi du comment du métier et pour se donner du courage !


Les instructions complètes (en anglais) avec schémas se trouvent dans le livre Alabama Stitch Book.

jeudi 26 mars 2015

Noces d'étain

La Rochefoucauld écrivait dans ses Maximes et réflexions diverses,

"Quelles personnes auraient commencé de s'aimer 
si elles s'étaient vues d'abord comme on se voit dans la suite des années ?"

Et si on inversait la maxime, à la manière de Camille Laurens,

"Mais quelles personnes aussi se pourraient séparer, 
si elles se revoyaient comme on s'est vu la première fois ?"

Le manteau est celui de ma mère, acheté à Londres pendant les années 60, c'est celui qu'elle portait le jour de son arrivée au Canada. Je l'ai porté le jour de mon mariage, histoire de renouer avec le poème des "Quatre quelque chose" - la vieille comptine anglo-saxonne pour jeunes mariées : "Something old (continuité), something new (optimisme), something borrowed (fertilité), something blue (protection contre le mauvais oeil) and a silver sixpence in her shoe (fortune et bonne chance)". [Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d'emprunté, quelque chose de bleu et une pièce d'argent de six pence dans sa chaussure.]

Tout ça s'inscrit dans un macro-discours sur l'objet en tant que manifestation physique de nos idiosyncrasies individuelles, de nos manières d'interpréter le monde, des valeurs de notre environnement social au sens large, de notre héritage culturel, de nos sensibilités humaines. Le vêtement manifeste le désir de nous différencier d'un corps social nommé et la volonté de nous identifier à ce même corps. Le vêtement comme tapis roulant de sens qui noue des liens entre nous, les autres, la société, entre les émotions du passé et celles du présent.