mardi 5 mai 2015

Une pelote à califourchon sur les usages


Une pelote à épingles mais pas que... C'est devenu l'accessoire fétiche de mon plan de travail car il abrite aisément tout le matériel nécessaire pour les projets en devenir et en attente. Sa fabrication est tirée du premier livre de Natalie Chanin, "Alabama Stitch Book", publié en 2008 (pp. 138-143). Je vous fait le résumé en gros...


Il vous faudra découper, dans la longueur, 2 rectangles de 32 x 15 cm dans du jersey de coton épais (ici, poids de 270 g par mètre linéaire) d'une couleur et 2 autres rectangles de la même taille dans une autre couleur. Il vous faudra aussi découper 1 rectangle de 15 x 11,5 cm dans votre première couleur et 1 autre rectangle de la même taille dans votre deuxième couleur.

Déterminer la couleur du tissu supérieur et celle du tissu inférieur et superposer les rectangles de même taille en conséquence, deux par deux, l'envers du tissu supérieur contre l'endroit du tissu inférieur et épingler. Vous aurez ainsi deux grands rectangles et un petit rectangle à double couche. Transférer le motif de votre choix sur les trois faces supérieures des rectangles. Broder le contour de votre motif au point avant (au fil épais Coats & Clark Button Craft Thread) ou au point arrière (4 brins de fil à broder en coton). Avec de petits ciseaux, inciser le tissu supérieur en laissant le tissu inférieur intact et découper délicatement l'intérieur de chaque forme du motif brodé en laissant une bordure de 0,5 cm à peu près. C'est l'appliqué inversé.


Poser et épingler les deux grands rectangles envers contre envers. Coudre ensemble les deux bords longs  au point avant. Pratiquer une couture au point avant à 15 cm des deux bords courts.


Afin d'éviter que le riz qui sert à alourdir la pelote ne se fasse la malle, j'ai préféré coudre deux coussinets en toile de coton au tissage serré (4 rectangles de 6 x 15,5 cm cousus deux par deux avec une marge de 1 cm à la machine sur leurs deux côtés longs et sur un côté court, le deuxième côté court sera à refermer à la main par points invisibles une fois que les coussinets auront été remplis de riz).



Les coussinets de riz sont enfoncés jusqu'à la couture se trouvant à 15 cm des bords courts entre les deux couches des grands rectangles de tissu qui ont été cousus ensemble sur leurs longueurs. Une autre couture est pratiquée, cette fois à 11 cm à peu près des bords courts pour enfermer les coussinets de riz. Les bords courts du rectangle sont rabattus vers le centre, le long de cette deuxième couture et les bords sont cousus au point avant pour former les deux poches de la pelote.

Le petit rectangle de tissu est cousu en tube au point arrière et est posé au centre du grand rectangle à poches. Une extrémité courte du tube est fixée au point arrière sur le grand rectangle. Le tube est rempli de bourre de coton et sa deuxième extrémité courte est fixé sur le grand rectangle au point arrière.


Poser votre pelote à califourchon sur les dossiers de chaise et sur les accoudoirs.



Un petit mot, un poème ou une citation glissé au fond d'une poche pour se rappeler le pourquoi du comment du métier et pour se donner du courage !


Les instructions complètes (en anglais) avec schémas se trouvent dans le livre Alabama Stitch Book.

jeudi 26 mars 2015

Noces d'étain

La Rochefoucauld écrivait dans ses Maximes et réflexions diverses,

"Quelles personnes auraient commencé de s'aimer 
si elles s'étaient vues d'abord comme on se voit dans la suite des années ?"

Et si on inversait la maxime, à la manière de Camille Laurens,

"Mais quelles personnes aussi se pourraient séparer, 
si elles se revoyaient comme on s'est vu la première fois ?"

Le manteau est celui de ma mère, acheté à Londres pendant les années 60, c'est celui qu'elle portait le jour de son arrivée au Canada. Je l'ai porté le jour de mon mariage, histoire de renouer avec le poème des "Quatre quelque chose" - la vieille comptine anglo-saxonne pour jeunes mariées : "Something old (continuité), something new (optimisme), something borrowed (fertilité), something blue (protection contre le mauvais oeil) and a silver sixpence in her shoe (fortune et bonne chance)". [Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d'emprunté, quelque chose de bleu et une pièce d'argent de six pence dans sa chaussure.]

Tout ça s'inscrit dans un macro-discours sur l'objet en tant que manifestation physique de nos idiosyncrasies individuelles, de nos manières d'interpréter le monde, des valeurs de notre environnement social au sens large, de notre héritage culturel, de nos sensibilités humaines. Le vêtement manifeste le désir de nous différencier d'un corps social nommé et la volonté de nous identifier à ce même corps. Le vêtement comme tapis roulant de sens qui noue des liens entre nous, les autres, la société, entre les émotions du passé et celles du présent.

lundi 16 mars 2015

Craftivism



"Craft is hands-on, resource-based and practical. It has a visceral connection with materials and the way they are shaped into forms for display or use. It involves the actual doing of something rather than merely the experience of resources, for its active, hands-on quality, for the value it places on lived, grounded experience and emotional satisfaction - craft supports many sustainability values. (...)


Highly developed craft skills can be seen to support democratic ideals, for their potential is distributed widely among us all rather than attributed only to those with wealth or privilege. Crafting garments employs hands in combination with materials and machines. Here it is what you do - that is, technique, honed by years of experience - not who you are or how much technology you can access, that plays a defining role. Further, craft production can be seen to convey a sense of restraint in consumption, a speed limit and volume cap, for after all, you can only consume as much, and as fast, as the craftsperson can produce. Craft can, perhaps covertly, even imply further restrictions. It can suggest that we produce just enough for our own personal consumption (and in so doing opt out of the corporate, industrial model); or produce as a protest against, say, poor treatment of garment workers and degrading environmental quality, because it allows us to control more closely production conditions and material provenance.


In all of these contexts, craft is clearly political. It is an expression of production values, power relations, decision-making and pragmatism. Its sharp political edge is felt perhaps most distinctly in needlecraft's changed role in women's lives over the past 50 years. As recently as two generations ago, knitting, embroidery and dressmaking were part of women's domestic duties and household obligations, keeping females' "idle hands busy". By contrast, in the past decade, vastly different socio-cultural, labour and material conditions have seen needlecraft reclaimed by women as liberating feminist action rather than as subjugating work. It has been recovered as a practical, satisfying, expressive and creative act in and of itself. It is now sometimes referred to as part of the "new domesticity", where meaning is brought to a society dominated by mass-production and ready-made products and with decreasing space and time for hobbies." (Fletcher, Kate & Grose, Lynda. Fashion and Sustainability: Design for Change. Laurence King. London. 2012. pp. 146, 149.)



mardi 10 mars 2015

Pas besoin d'être Proust !

Une lectrice m'avait demandé, voilà un bail, ma recette de madeleines... alors la voilà, adaptée du magnifique livre Sensations de Conticini. Pour le zeste de citron, il vaut mieux privilégier la main de Bouddha. Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien cet agrume, c'est une variété de cédratier aromatique et décoratif en forme de doigts ou d'une main en prière, fruit d'une mutation génétique aléatoire. Dépourvu de pépins et de jus, c'est sa peau épaisse qui est à utiliser râpée en pâtisserie ou confite en confiserie, voire tranchée en fines rondelles pour agrémenter une salade. Outre son berceau chinois et indien (du nord), le fruit pousse bien dans des climats tempérés comme le sud de la Californie. Son parfum très doux de fleurs d'oranger citronné est proprement enivrant ! Il se trouve souvent en épicerie asiatique ou, en Amérique du Nord, en coopérative bio. Si vous n'en trouvez pas, remplaçez-le par un agrume parfumé comme le cédrat ou le citron Meyer. Pour la vanille, l'idéal est d'utiliser une gousse de la Nouvelle-Guinée aux arômes plus bruts et épicés que les vanilles Bourbon de Madagascar ou de la Réunion. Et enfin, les moules à madeleines en métal, made in France par Gobel (celles-ci sont facilement disponibles à la vente en ligne et dans les boutiques spécialisées des 2 côtés de l'Atlantique) vous donneront les meilleurs résultats. Les moules en silicone sont à proscrire car vous n'obtiendrez jamais, avec elles, la fameuse "bosse" de la madeleine. Question de conduction.

Madeleines
pour 2 douzaines de madeleines environ

  • 125 g de farine, tamisée
  • 3 oeufs entiers (150 g)
  • 140 g de sucre semoule
  • 135 g de beurre, fondu mais pas chaud
  • 50 g de lait demi-écrémé
  • 1 paquet de levure chimique (5 g)
  • 2 c. à café de miel liquide toutes fleurs
  • 1 c. à café de fleur de sel
  • 2 c. à café de zeste de citron
  • 1 gousse de vanille, fendue et grattée
  • 1 c. à soupe d'huile de pépin de raisin
  • 3 gouttes d'extrait d'amande

Dans un saladier, fouetter les oeufs entiers avec le sucre semoule, la fleur de sel, le miel et les graines de vanille jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter l'huile, l'extrait d'amande, la farine et la levure, puis le beurre. Une fois que l'ensemble est intimement mêlé, ajouter le lait. Filmer la pâte au contact et laisser reposer au frigo pendant 1 heure.

Beurrer les moules à madeleine et remplir chaque empreinte de pâte à 90%. Mettre au frigo pendant 1 heure au moins. Un quart d'heure avant de sortir les moules à madeleine du frigo, faire préchauffer le four à 160°C avec une plaque à pâtisserie à l'intérieur. Lorsque le four est chaud, poser les moules à madeleine bien froids sur la plaque à pâtisserie brûlante à l'intérieur du four et faire cuire pendant 10 minutes. Le but est de créer entre la pâte froide et le four et la plaque chauds, un choc thermique qui naîtra au fond des moules à madeleine, se diffusera au coeur de la pâtisserie et provoquera la "bosse" de la madeleine. Tout bénef car la madeleine est ainsi plus volumineuse ! Démouler, déguster, etc. etc.


mercredi 25 février 2015

Ce que je fais en ce moment...


Je vous laisse en photos... comme vous pouvez le constater... il y a du pain sur la planche !














jeudi 15 janvier 2015

Des roses Dior pour le peuple !



* Readers more comfortable in the Bard's language, please head on over to the Oliver + S website for my English version of this tutorial.


La passion que Christian Dior vouait aux fleurs débuta dans son jardin d'enfance à Granville où sa mère s'occupait de cet Eden normand - autant d'aubépines, d'héliotropes, de glycines, de réséda, de pins et de roses qui allaient se révéler être une source inépuisable d'inspiration pour le couturier. L'invention de la femme fleur avec les collections aux lignes Corolle et Tulipe, la palette de couleurs aux noms floraux - rouge coquelicot, jaune jonquille, orange capucine, bleu myosotis ; le muguet cousu dans les doublures et se retrouvant dans les flacons de parfum ou arboré à la boutonnière du couturier ; les bouquets qui s'esquissent en broderie, les fleurettes en soie qui parsèment les jupes et les corsages, tous sont redevables à "la poésie et la magie de ce jardin originel" (Dior en histoires : la passion des jardins et des fleurs). Voir le making of de la robe Mademoiselle Dior en miniature.

Les créateurs successifs de la maison, de Marc Bohan à Raf Simons  épousent sa tradition florale. Une décennie avant de prendre le gouvernail de la maison Dior, Galliano se faisait déjà remarquer par son travail sur les fleurs. Sur cette robe de mariée faite en 1987 pour la costumière Francesca Oddi, aujourd'hui dans les collections du V&A, un mélange de boutons de roses et de fleurs largement écloses en mousseline, en organza et en satin tombe en cascade de chaque côté de l'épaule gauche du vêtement. Si on se livre à un examen plus minutieux, on remarque que non seulement les roses s'accrochent à la surface de la robe mais en émane aussi, ce qui constitue une glose ingénieuse et intelligente sur le drapé et le processus de création.


{photo : Victoria & Albert Museum Collections}

Les roses Dior du tuto qui suit peuvent être façonnées à partir d'une quantité innombrable de tissus, selon le look voulu. Des soies relativement raides et opaques tels le shantung, la faille, le doupion et le taffeta ou le satin Duchesse donneront des roses fermes et robustes alors que les qualités aériennes et transparentes de l'organza, de la marquisette et de l'organdi allégeront la rose. La mousseline de soie et le crêpe de Chine créeront une molle douceur toute en dégringolade et le satin crêpe fera une fleur toute en luxe. Les lins, les laines légères et les cotons feront des fleurs plus sport, plus décontractées. Le tulle et la dentelle donneront quelque chose de novateur et de surprenant. Un mélange de tissus et de couleurs différentes créera des variations chromatiques et de textures subtiles ou détonantes. Ces roses peuvent faire bel usage de tissus peints ou teints à la main (pour ceux que ça intéresse, ces deux livres en anglais me semblent essentiels si on veut se lancer dans la teinture naturelle à la maison et sont particulièrement intéressants pour ceux vivant dans l'hémisphère nord où on ne pense pas à priori trouver des plantes adéquates pour la teinture : "Harveting Color: How to Find Plants and Make Natural Dyes" de Rebecca Burgess et "The Handbook of Natural Plant Dyes" de Sasha Duerr). Un morceau de tissu de 20 x 70 cm est bien suffisant pour la réalisation d'une rose Dior à trois pétales.

Ces roses ont des usages multiples : en plus de servir d'appliqués sur les vêtements, elles peuvent être utilisées en tant que broches, accessoires pour cheveux, décoration de chapeaux et bibis, de même qu'en déco d'intérieur et de fête etc. L'utilisation de tissu pour faire des fleurs est loin d'être une technique novatrice ou originale et elle a été utilisée à de multiples reprises à travers les âges pour enjoliver le vêtement et la forme humaine. Il existe une quantité de méthodes différentes pour les exécuter. Cette méthode est l'une des plus faciles et requiert un minimum de matériel. On me demande parfois ce que ça me fait d'avoir le label "couture" rattaché à ce que je fais - le mot est lourd de connotations intimidantes que je préfère dissiper tout en sachant qu'il suffit souvent d'être francophone en territoire nord-américain pour se voir attribuer ce genre de sobriquet. La "haute couture" signifie plusieurs choses : c'est utiliser les meilleures matières disponibles et faire preuve d'une attention soutenue et intransigeante face au détail, c'est connaître la différence entre ce qui est monnayable dans une économie capitaliste et ce qui est réellement précieux, c'est le refus d'économies d'échelle et de taux de rendements, mais surtout, du moins en ce qui me concerne, c'est maîtriser un maximum de compétences et de techniques manuelles léguées par des générations d'artisans. Je n'ai jamais considéré que ces techniques étaient particulièrement difficiles à maîtriser mais elles demandent du temps et un certain dévouement. Il n'y a rien de plus beau au monde que de participer, en tant que créateurs (à nos échelles différentes) et en tant qu'êtres humains, à notre intelligence manuelle collective.

Passons aux choses sérieuses... La rose ! Cette rose que Dior préférera parmi toutes les fleurs, symbole et souvenir de la roseraie de Granville. La rose classique Dior est une fleur à trois pétales, chaque pétale étant fait à partir de trois formes en amande de tailles différentes. Bien qu'elle puisse sembler un peu fastidieuse à fabriquer dans un premier temps, vous verrez qu'au bout de quelques roses, l’exercice deviendra un véritable plaisir ! 



La rose Dior

Pour faciliter la coupe des formes nécessaires aux pétales, on va fabriquer des gabarits. Vous aurez besoin de ciseaux à papier, d'un crayon, d'une règle graduée et de papier d'imprimante ou de papier cartonné.


Déterminez la taille maximale souhaitée du pétale. Pour les besoins de ce tuto, une forme en amande de 10 x 15 cm a été découpée. Afin de découper cette forme, commencez par tracer une droite de 15 cm de longueur au milieu de votre papier.


Repérez le centre de cette droite et tracez une droite de 10 cm de longueur perpendiculaire à la première et passant par son milieu.


Dessinez une courbe rejoignant une extrémité de la droite de 15 cm à une extrémité de la droite de 10 cm.


Pliez le papier le long de la droite de 15 cm.


Repliez le papier le long de la droite de 10 cm.


Coupez le papier en suivant la courbe tracée.


Vous avez maintenant votre premier gabarit en forme d'amande. C'est le plus grand.


Placez le bord de votre règle graduée en diagonale, à l'intersection des deux lignes de plis de votre premier gabarit et faites un trait pour marquer le droit-fil.


Tracez le contour de votre premier gabarit sur une deuxième feuille de papier. Découpez cette forme et pliez-la en quatre. Repérez et tracez le droit-fil.


Utilisez votre règle graduée et tracez des pointillés à 1 cm des bords de votre deuxième gabarit.


Découpez ce deuxième gabarit en suivant les pointillés.


Vous avez maintenant deux gabarits, un grand et un moyen. Utilisez le deuxième gabarit de taille moyenne et répétez les quelques étapes précédentes pour produire un troisième gabarit, plus petit.


Découpez, dans le tissu de votre choix trois grosses formes en amande, trois formes en amande moyennes et trois petites formes en amande en plaçant les gabarits droit-fil sur le tissu (j'ai utilisé un organza de soie double face d'un rose pâle. L'organza de soie double face est un compromis intéressant entre la transparence d'un organza simple et la fermeté et l'opacité d'une soie plus robuste).


Pliez chaque forme en deux sans appuyer ou marquer le pli car la rose doit garder ses crêtes molles, et cousez deux rangs de fils de fronce à la main ou à la machine à 1 cm et à 0,5 cm des bords bruts des formes.


En commençant avec une des plus petites formes, tirez délicatement sur les fils de fronce, et roulez la forme jusqu'à obtenir un bouton de rose.


Enfilez une aiguille avec un double fil d'une longueur de 25 cm noué par un double nœud à son extrémité. Tenez le centre du premier bouton de rose et tirez les fils de fronce d'une des formes moyennes autour du premier bouton en roulant légèrement pour former le deuxième bouton de rose.


Faites quelques points près de la base de ces deux premiers boutons de rose avec votre aiguille afin de les fixer.


Froncez une des grandes formes autour des deux premiers boutons de rose.


Fixez cette grande forme froncée par quelques points à l'aiguille.


Terminez les bords bruts à la base du bouton de rose au point lancé. Vous avez maintenant votre premier pétale de rose.


Réalisez deux autres pétales de la même façon.


Reliez vos trois pétales entre eux avec quelques points pour former une rose.


Donnez forme à votre rose en écartant les pétales délicatement.


Découpez un cercle dans votre tissu afin de recouvrir la base brute de votre rose. J'ai ici découpé un cercle de 5 cm de diamètre dans mon organza de soie double face. Passez un fil de fronce à la main à 1 cm des bords du cercle.


Tirez sur les fils de fronce délicatement et couchez les bords bruts du cercle vers son centre. Repassez.


Plaquez le cercle, bords bruts vers l'intérieur, à la base de la rose. Fixez par des points invisibles.


Vous pouvez décorer le centre ou les pétales de la rose avec des perles, des plumes ou des grappes de strass.


Une gerbe composée de deux trio de boutons de rose façonnés à partir d'un organza de soie double face rose pâle décore le décolleté et l'épaule d'un chemisier Ice Cream de chez Oliver + S (le chemisier est fait en soie à plumetis blanc cassé). Les roses apportent une touche impressionniste à l'élégante simplicité du chemisier, pouvant faire penser au look Mademoiselle Dior. Un troisième trio de boutons de rose a été cousu sur une barrette, destinée à être porter comme accessoire avec l'ensemble.